Supprimez la bannière relative aux cookies ! Une coalition d’entreprises, d’ONG et de scientifiques appelle l’UE à supprimer les bannières relatives aux cookies

Il n’y a probablement guère d’internaute qui apprécie de voir s’afficher régulièrement des bannières de cookies. Bien au contraire : ces bannières perturbent considérablement et ralentissent l’expérience de navigation. Pour les utilisateurs soucieux de la protection de leurs données qui ne se contentent pas de cliquer sur « Tout accepter », certaines versions les obligent à faire défiler de longues listes d’autorisations, l’option « intérêt légitime » étant, du moins en apparence, présélectionnée dans tous les cas.

Top 10
» Le Top 10 des PC portables multimédia
» Le Top 10 des PC portables de jeu
» Le Top 10 des PC portables de jeu légers
» Le Top 10 des ordinateurs portables bureautiques
» Le Top 10 des PC portables bureautiques premium/professionnels
» Le Top 10 des Stations de travail mobiles
» Le Top 10 des Ultraportables
» Le Top 10 des Ultrabooks
» Le Top 10 des Convertibles
» Le Top 10 des Tablettes
» Le Top 10 des Tablettes Windows
» Le Top 10 des Smartphones
» Le Top 10 des PC Portables á moins de 300 euros
» Le Top 10 des PC Portables á moins de 500 euros
» Le Top 25 des meilleurs écrans d'ordinateurs
Pourtant, les bannières de cookies sont en réalité totalement superflues. Lorsque la Commission européenne a présenté son paquet controversé « Digital Omnibus », elle a proposé de les remplacer par des signaux automatiques. En termes simples, les utilisateurs définiraient leurs préférences en matière de confidentialité une seule fois, ce qui rendrait les bannières complètement superflues.
Le secteur de la publicité et du suivi considère naturellement cela comme un problème. Il tire profit de la complexité du système actuel : des utilisateurs qui cliquent rapidement sur « Accepter » par commodité, des personnes soucieuses de la confidentialité qui font néanmoins le mauvais choix, des utilisateurs qui choisissent une option indésirable par manque de temps, ou encore du fait que le système est tout simplement trop compliqué pour que les utilisateurs peu avertis sur le plan technique puissent refuser le suivi.
Si chaque internaute définissait ses préférences une seule fois, très peu d’entre eux choisiraient probablement en toute conscience « tout accepter » ou consentiraient à tous les suivis de manière indéfinie. En principe, le suivi en ligne est interdit dans l’UE, et les bannières de consentement constituent un outil utilisé par le secteur du suivi pour inciter les gens à renoncer à leurs droits.
Malgré sa propre proposition, qui a été intégrée au RGPD par le biais de l’article 88 ter, la Commission envisage désormais de l’abandonner. Parallèlement, les efforts de lobbying menés par Google (qui vient d’investir 13 milliards de dollars en Finlande — article ici) ont conduit plusieurs États membres à bloquer cette proposition. Une coalition de la société civile regroupant 19 entreprises, ONG et scientifiques appelle désormais l’UE à mettre enfin en œuvre cette proposition et à rendre Internet à nouveau plus facile à utiliser pour tous les citoyens de l’UE : « À bas les bannières de cookies ! »







