Notebookcheck Logo

Google, Meta, Microsoft et Snapchat : L'UE rejette la prolongation des scans volontaires

Google, Meta, Microsoft et Snapchat
ⓘ The Keyword – Google
Google, Meta, Microsoft et Snapchat
De grandes entreprises technologiques demandent que les contenus illégaux soient automatiquement détectés dans les conversations privées. Toutefois, le Parlement européen a refusé d'étendre l'exemption prévue par la directive "vie privée et communications électroniques" qui permettait d'identifier les contenus abusifs dans les messages privés.

Une exemption temporaire à la directive sur la vie privée et les communications électroniques a expiré le 3 avril 2026. Cette réglementation avait permis aux fournisseurs de services de détecter et de signaler le matériel pédopornographique. La décision de mettre fin à cette pratique a été prise à la suite d'un vote https://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20260325IPR39207/child-sexual-abuse-online-voluntary-detection-measures-will-not-be-extended au Parlement européen, au cours duquel une majorité s'est opposée à la prolongation de la période transitoire. Avec 311 voix contre et 228 en faveur de la proposition de la Commission, la prolongation de la mesure a été rejetée.

Des entreprises technologiques de premier plan telles que Google, Metamicrosoft et Snapchat considèrent que cette situation juridique comme un risque important pour la protection des enfants. Ces entreprises préconisent l'utilisation de la technologie du hachage. Au cours de ce processus technique, le contenu n'est pas "lu" au sens traditionnel du terme ; il est converti en empreintes numériques irréversibles, appelées "hachages".

Ces valeurs uniques sont ensuite comparées à une base de données sécurisée de contenus abusifs déjà identifiés. L'industrie affirme que cette méthode de détection précise est vitale pour les organismes chargés de l'application de la loi afin d'empêcher efficacement la distribution de contenus illégaux.

En revanche, le Parlement européen donne la priorité à la proportionnalité et à la protection de la vie privée. Le rejet de l'extension met en lumière les efforts déployés pour protéger les communications privées contre les balayages automatisés. De nombreux députés estiment qu'une surveillance permanente ou de grande envergure des données privées porterait atteinte de manière disproportionnée aux droits fondamentaux des citoyens.

Il est souligné que les recherches non autorisées ou automatisées de données privées désavantagent l'individu et compromettent l'intégrité de la communication privée. En fin de compte, les négociations entre le Parlement et le Conseil n'ont pas permis de parvenir à un consensus sur un cadre juridique permanent. Alors que la Commission européenne était favorable à une prolongation des mesures transitoires pour donner plus de temps aux négociations, le Parlement a exigé des limites plus spécifiques et un délai plus court, jusqu'en août 2027, pour s'assurer que les mesures restent ciblées.

Aucun accord n'ayant été trouvé, la base juridique de ces mesures volontaires est devenue caduque. Malgré cela, les entreprises technologiques concernées maintiennent leur engagement et déclarent qu'elles continueront à prendre des mesures volontaires dans le cadre de leurs services de communication interpersonnelle.

Cependant, la situation juridique actuelle modifie considérablement l'équilibre en faveur de la protection des données. La décision du Parlement reflète le point de vue selon lequel la protection contre la surveillance des communications privées par l'État ou les entreprises est un droit fondamental qui prime sur les demandes de contrôle automatisé du contenu.

Please share our article, every link counts!
Mail Logo
> Revues et rapports de ordinateurs portatifs et smartphones, ordiphones > Nouvelles > Archives des nouvelles > Archives des nouvelles 2026 04 > Google, Meta, Microsoft et Snapchat : L'UE rejette la prolongation des scans volontaires
Marc Herter, 2026-04- 5 (Update: 2026-04- 5)