Notebookcheck Logo

Google contribue à la mise en service de la première « aciérie verte » à grande échelle au monde

L'usine Stegra à Boden, en Suède
ⓘ Stegra
L'usine Stegra à Boden, en Suède
Les entreprises s'efforcent de réduire les émissions importantes de l'industrie sidérurgique. La plus grande aciérie « verte » au monde, c'est-à-dire à émissions quasi nulles, est désormais prête à entrer en service en Suède avec l'aide de Google.

L'entreprise sidérurgique Stegra construit une toute nouvelle installation industrielle à Boden, en Suède, afin de produire de l'acier « vert », c'est-à-dire à émissions quasi nulles. Les produits fabriqués sur ce site sont destinés à répondre aux définitions de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) concernant l'acier à émissions quasi nulles.

L'usine d'acier « vert » en Suède
ⓘ Stegra
L'usine d'acier « vert » en Suède

Quelle est la contribution de Google ?

Google apporte désormais un soutien financier à l’entreprise en achetant ce que l’on appelle des certificats d’attributs environnementaux (EAC). Ces certificats couvrent une partie de la production d’acier de la première année d’exploitation et peuvent porter sur un volume maximal de 91 000 tonnes métriques d’acier.

Quelles en sont les implications pour la protection du climat ?

Les fonds issus des certificats contribuent à soutenir la production, ce qui permet à Stegra de rentabiliser plus rapidement ses investissements coûteux dans des installations de production écologiques. Avec une technologie entièrement nouvelle, le plus grand défi n’est souvent pas la faisabilité technique, mais le financement des installations industrielles. Un contrat d’achat à long terme ou un achat par l’EAC apporte une sécurité à toutes les parties concernées, en particulier lorsque la production n’a même pas encore commencé. Google signale également au marché que le label vert a une valeur économique.

Au lieu du charbon et du coke, le procédé repose sur les énergies renouvelables et l’hydrogène, produisant principalement de la vapeur d’eau plutôt que du CO₂.
ⓘ Stegra
Au lieu du charbon et du coke, le procédé repose sur les énergies renouvelables et l’hydrogène, produisant principalement de la vapeur d’eau plutôt que du CO₂.

Qu'est-ce que Google y gagne ?

Google n’achète pas physiquement l’acier. Les centres de données et autres installations consomment beaucoup d’acier, mais la chaîne d’approvisionnement est complexe, et le lieu de production de l’acier ne correspond pas nécessairement aux besoins de Google sur ses chantiers. En achetant ces certificats, Google soutient financièrement la production d’acier vert, contribue à favoriser la production d’acier à faibles émissions et peut simultanément commercialiser l’acier conventionnel qu’il utilise comme étant « vert ».

N'est-ce pas là du « greenwashing » ?

Oui et non. Google continuera à utiliser de l’acier conventionnel, ce qui pourrait être considéré comme du « greenwashing ». Dans le même temps, le soutien financier à la production verte renforce la demande, car sans acheteurs importants et sans apport de fonds, il serait bien plus difficile pour une entreprise de produire de l’acier vert. L’achat de certificats permet donc d’injecter des fonds dans le site de production.

Par ailleurs, un registre est destiné à garantir que l’acier ne soit pas commercialisé deux fois comme « vert ». Si Google achète des certificats verts pour 50 000 tonnes d'acier et les utilise pour transférer le label « vert » à 50 000 tonnes d'acier conventionnel, cela signifie que l'acier physique qui a effectivement été produit en tant qu'acier vert ne peut être vendu que comme acier conventionnel. Le label « vert » est transféré, et non dupliqué.

Exemple : Stegra vend à Google des certificats verts pour 50 000 tonnes d’acier. Google peut désormais appliquer le label « vert » à 50 000 tonnes de l’acier non vert qu’elle utilise elle-même et commercialiser cet acier comme de l’acier vert. Stegra peut toutefois vendre les 50 000 tonnes d’acier vert qu’elle a produites sans le label « vert », c’est-à-dire en tant qu’acier conventionnel, à d’autres entreprises telles que Thyssenkrupp. Ces entreprises ne peuvent plus commercialiser l’acier qu’elles achètent en tant qu’acier vert, mais elles le paient à un prix inférieur à celui qu’elles paieraient pour de l’acier portant le label « vert ».

Source

Google LogoAdd as a preferred source on Google
Mail Logo
> Revues et rapports de ordinateurs portatifs et smartphones, ordiphones > Nouvelles > Archives des nouvelles > Archives des nouvelles 2026 09 > Google contribue à la mise en service de la première « aciérie verte » à grande échelle au monde
Christian Hintze, 2026-09-17 (Update: 2026-09-17)